[{"command":"settings","settings":{"pluralDelimiter":"\u0003","suppressDeprecationErrors":true,"ajaxPageState":{"libraries":"eJzLL0jNi0_KyU_Ojs_NT0nM0c8HCuiCBXTBAro5mUlFiUWVAFJtD_4","theme":"open_theme","theme_token":null},"ajaxTrustedUrl":[],"openModal":{"titleId":"opn-modal-title"},"user":{"uid":0,"permissionsHash":"4ce75e09bb32af0d486cf6a9146d7d94d64135625abbb351edff805078a47c67"}},"merge":true},{"command":"add_css","data":[{"rel":"stylesheet","media":"all","href":"\/sites\/default\/files\/css\/css_upqMR8pm6B1YoMWhN5WMzAfrAkOt_tj9xnGv76nl4Ps.css?delta=0\u0026language=fr\u0026theme=open_theme\u0026include=eJxLzi9K1U8pKi1IzNFLzEqs0ElGEkjJTMzJTwcA8A8NXQ"},{"rel":"stylesheet","media":"all","href":"\/sites\/default\/files\/css\/css__CwdRQc2BoGzOkUac0LXHykTRUXXFCQrIg4pyCkR5Zc.css?delta=1\u0026language=fr\u0026theme=open_theme\u0026include=eJxLzi9K1U8pKi1IzNFLzEqs0ElGEkjJTMzJTwcA8A8NXQ"}]},{"command":"add_js","selector":"body","data":[{"src":"\/sites\/default\/files\/js\/js_rAMus9XbdssolZiLHY8M1KsiysZOp7sW8k2zt9ECOnA.js?scope=footer\u0026delta=0\u0026language=fr\u0026theme=open_theme\u0026include=eJzLL0jNi0_KyU_Ojs_NT0nM0c8HCuiCBXTBAro5mUlFiUWVAFJtD_4"}]},{"command":"openDialog","selector":"#drupal-modal","settings":null,"data":"\n\n\u003Csection class=\u0022opn-modal\u0022\u003E\n  \u003Cdiv class=\u0022opn-modal__content\u0022\u003E\n          \n\n\n\n\n\n  \u003Ch2\n     id=\u0022opn-modal-title\u0022     class=\u0022visually-hidden opn-title opn-title--h2\u0022\n      \u003E\n    WEBINAIRE UGAP Acc\u00e9l\u00e9rez votre transition vers le cloud\n  \u003C\/h2\u003E\n              \n\n  \u003Cdiv class=\u0022opn-paragraph-img\u0022\u003E\n    \n\n\n\n\n\n\n  \n\n\n      \u003Cdiv class=\u0022opn-video opn-video__vimeo-player vimeo_player\u0022\n         videoID=\u00221177637051\u0022\n         height=\u0022100%\u0022\n         width=\u0022100%\u0022\n    \u003E\u003C\/div\u003E\n  \n\n          \n  \u003Cdetails class=\u0022opn-details\u0022\u003E\n    \u003Csummary class=\u0022opn-details__summary\u0022 tabindex=\u00220\u0022\u003ELire la transcription\u003C\/summary\u003E\n    \u003Cp\u003EDidier : Bonjour \u00e0 toutes et \u00e0 tous et merci d\u0027\u00eatre l\u00e0. Il est 10h alors on d\u00e9marre et on va entrer tout de suite dans le vif du sujet en parlant de la promesse du Cloud. Un Cloud simple, imm\u00e9diat, pr\u00eat \u00e0 l\u0027emploi, un levier presque magique qui est cens\u00e9 transformer l\u0027infrastructure en quelques clics, acc\u00e9l\u00e9rer les projets, lib\u00e9rer les \u00e9quipes. C\u0027est une belle promesse. Mais sur le terrain, la simplicit\u00e9 laisse vite place \u00e0 quelque chose de bien plus complexe : des choix strat\u00e9giques difficiles, des enjeux de souverainet\u00e9, de s\u00e9curit\u00e9, de gouvernance. Le Cloud, ce n\u2019est pas simplement d\u00e9ployer une technologie aussi mature et industrielle soit-elle. C\u0027est transformer non seulement ce que l\u0027on fait mais aussi comment on le fait, avec qui et sous quelles r\u00e8gles. Et c\u0027est l\u00e0 que commence la vraie complexit\u00e9.\u003Cbr \/\u003E\nAlors, c\u0027est pr\u00e9cis\u00e9ment pour \u00e9clairer ces enjeux que l\u0027UGAP r\u00e9unit aujourd\u0027hui les titulaires de trois march\u00e9s cl\u00e9s. Le march\u00e9 \u00ab Conseil en syst\u00e8me d\u0027information \u00bb avec BearingPoint et Capgemini. Le march\u00e9 \u00ab Prestations r\u00e9alis\u00e9es dans un environnement Cloud \u00bb avec Atos et Open et le march\u00e9 \u00ab Nuage Public \u00bb avec SMLB et Crayon. Alors avec eux, nous allons d\u00e9cortiquer un sujet qui devient strat\u00e9gique pour beaucoup d\u0027acteurs du secteur public : comment r\u00e9ussir sa transition vers le Cloud \u00e0 l\u0027heure o\u00f9 l\u0027IA, la s\u00e9curit\u00e9 et la protection des donn\u00e9es sont au c\u0153ur de nombreux projets ?\u003Cbr \/\u003E\nAlors, soyons clairs, passer au Cloud, ce n\u2019est pas simplement cocher une case technologique, c\u0027est un chemin de transformation, un chemin qui est souvent hybride, qui bouscule les \u00e9quipes, les processus, les budgets, parfois m\u00eame des habitudes qui sont ancr\u00e9es depuis des ann\u00e9es. Notre objectif aujourd\u0027hui, il est clair : vous donner des cl\u00e9s pour s\u00e9curiser vos choix. Comment ? Eh bien, en croisant le regard de nos experts avec les retours d\u0027exp\u00e9rience du terrain et des cas d\u0027usage concrets. Et on aura un t\u00e9moignage fort, celui de Beno\u00eet Kirchmeyer des Chambres d\u0027agriculture de France. Il nous racontera comment il pilote une migration Cloud sur diff\u00e9rentes dimensions, \u00e0 la fois \u00e0 l\u0027\u00e9chelle nationale et \u00e0 l\u0027\u00e9chelle r\u00e9gionale pour le r\u00e9seau.\u003Cbr \/\u003E\nAlors, au programme de cette session, on va voir comment d\u00e9finir une strat\u00e9gie Cloud cible qui tienne la route. Identifier les bonnes pratiques d\u0027architecture, celles qui fonctionnent vraiment, choisir son Cloud provider avec les bons crit\u00e8res et on rappellera comment les march\u00e9s UGAP permettent de simplifier et de s\u00e9curiser la contractualisation de ces projets qui sont souvent complexes. Voil\u00e0, le d\u00e9cor est pos\u00e9. On va donner maintenant la parole \u00e0 nos experts et je vais me tourner vers notre premier expert Paul qui est expert sur le march\u00e9 conseil en syst\u00e8me d\u0027information. Bonjour Paul.\u003Cbr \/\u003E\nPaul : Bonjour Didier.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Alors, j\u0027ai une premi\u00e8re question. Comme tu es au contact au quotidien avec des d\u00e9cideurs du secteur public, quelles sont leurs principales motivations pour engager des migrations vers le Cloud ? Il peut y avoir plusieurs raisons, plusieurs moteurs. Est-ce que le budget est un moteur central ?\u003Cbr \/\u003E\nPaul : Alors, en effet, depuis plusieurs ann\u00e9es, ce que l\u0027on observe, c\u0027est que le Cloud est un mod\u00e8le par d\u00e9faut pour les initiatives de transformation num\u00e9rique et digitale et c\u0027est une tendance qui s\u0027est beaucoup acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e depuis 2021 avec, dans le secteur public, la doctrine du \u0022Cloud au centre\u0022 qui impose aux administrations de consid\u00e9rer ce mod\u00e8le d\u0027h\u00e9bergement dans leur projet informatique et qui donne \u00e9galement un cadre pour l\u0027h\u00e9bergement des donn\u00e9es en imposant un h\u00e9bergement Cloud \u00e0 partir du moment o\u00f9 les donn\u00e9es sont consid\u00e9r\u00e9es comme sensibles. Cette obligation a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 l\u0027adoption du Cloud mais elle n\u0027est pas v\u00e9cue comme une contrainte puisqu\u2019effectivement le Cloud a de nombreux avantages.\u003Cbr \/\u003E\nAlors, parmi les avantages qui sont le plus souvent cit\u00e9s, je ne mettrai pas sur le haut de la pile l\u0027avantage \u00e9conomique. On parle, dans les premiers avantages qui sont mentionn\u00e9s par les b\u00e9n\u00e9ficiaires et les administrations qui adoptent le Cloud, de la richesse de l\u0027offre. Effectivement aujourd\u0027hui, on a une offre d\u0027h\u00e9bergement Cloud qui est extr\u00eamement riche, qui va des hyperscalers \u00e0 des infrastructures interminist\u00e9rielles avec des contraintes de s\u00e9curit\u00e9 qui sont vari\u00e9es et en fait c\u0027est un outil tr\u00e8s puissant pour moderniser des syst\u00e8mes d\u0027information et avoir un h\u00e9bergement \u00e0 l\u0027\u00e9tat de l\u0027art. Par ailleurs, \u00e7a apporte aussi une capacit\u00e9 \u2014 enfin on sait que les administrations sont souvent contraintes sur le recrutement de talents et de personnel informatique \u2014 et le mod\u00e8le \u0022service manag\u00e9\u0022 est aussi un levier dans cette perspective.\u003Cbr \/\u003E\nLe deuxi\u00e8me avantage qui est beaucoup partag\u00e9, c\u0027est la s\u00e9curit\u00e9 et la r\u00e9silience. On est sur des infrastructures qui la plupart du temps sont redond\u00e9es, apportent des syst\u00e8mes de chiffrement performants avec de la gestion de cl\u00e9s externe et donc r\u00e9pondent aux enjeux de s\u00e9curit\u00e9 et de confiance qui sont n\u00e9cessaires pour les syst\u00e8mes critiques. Et puis le dernier avantage, la derni\u00e8re dimension qui est mise en avant, c\u0027est l\u0027\u00e9lasticit\u00e9, la flexibilit\u00e9. Les capacit\u00e9s Cloud, elles sont scalables, elles peuvent varier, absorber des pics de charge et c\u0027est ce qui fait que des organisations comme par exemple l\u0027IGN ont choisi pour l\u0027h\u00e9bergement du G\u00e9oportail un mod\u00e8le d\u0027h\u00e9bergement Cloud afin de r\u00e9pondre quelque part \u00e0 ces pics de charge.\u003Cbr \/\u003E\nDonc au final ce qu\u0027on observe en synth\u00e8se, c\u0027est que la d\u00e9cision n\u0027est pas principalement l\u0027\u00e9conomie, m\u00eame si elle existe potentiellement, mais c\u0027est plut\u00f4t des enjeux d\u0027agilit\u00e9, de flexibilit\u00e9, l\u0027acc\u00e8s \u00e0 des services avanc\u00e9s innovants qui permettent de r\u00e9sorber la dette technique et qui emm\u00e8nent les organisations vers le Cloud. Et puis donc en dernier point, c\u0027est que la souverainet\u00e9 finalement et la s\u00e9curit\u00e9 sont plus per\u00e7ues comme un frein que quelque part comme une opportunit\u00e9 qui structure le paysage en termes d\u0027offre de service.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : D\u0027accord. Et alors si on parle un peu m\u00e9thode, quels sont les \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s \u00e0 prendre en compte pour b\u00e2tir une strat\u00e9gie Cloud et est-ce qu\u0027il y a des \u0022best practices\u0022 ? Enfin, comment vous faites ?\u003Cbr \/\u003E\nPaul : Alors, la strat\u00e9gie Cloud, c\u0027est quelque chose de primordial puisqu\u2019effectivement c\u0027est un projet : quand une organisation d\u00e9cide de se tourner vers le Cloud, ce n\u0027est pas juste un projet technique, c\u0027est un projet d\u0027entreprise et qui va impacter \u00e0 la fois les fa\u00e7ons de travailler et le mod\u00e8le \u00e9conomique. C\u0027est une transformation en profondeur. Et donc, c\u0027est important de bien poser la strat\u00e9gie autour de quatre questions cl\u00e9s. Donc quand on accompagne, ce n\u0027est pas forc\u00e9ment un travail de longue haleine, mais par contre c\u0027est important de r\u00e9pondre pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 quatre questions cl\u00e9s.\u003Cbr \/\u003E\nLa premi\u00e8re c\u0027est le \u0022Pourquoi ?\u0022 : par rapport \u00e0 ce que je disais pr\u00e9c\u00e9demment, quels sont les b\u00e9n\u00e9fices que l\u0027organisation va rechercher \u00e0 travers le Cloud ? Est-ce que ce sont les \u00e9conomies ? Est-ce que c\u0027est la capacit\u00e9 \u00e0 aller absorber des pics de charge, etc. ? Donc il faut que le projet et les objectifs soient tr\u00e8s clairs. La deuxi\u00e8me question pour le coup, c\u0027est le \u0022Quoi ?\u0022 : quelle part de mon syst\u00e8me d\u0027information va pouvoir migrer ? Il y a beaucoup d\u0027outils aujourd\u0027hui qui permettent d\u0027\u00e9valuer l\u0027\u00e9ligibilit\u00e9 Cloud des applicatifs et donc il faut bien d\u00e9tourer le p\u00e9rim\u00e8tre qui sera \u00e9ligible et qu\u0027on va basculer. Le troisi\u00e8me point c\u0027est la strat\u00e9gie partenariale. Tu l\u0027as \u00e9voqu\u00e9 dans ton introduction mais c\u0027est une question souvent... enfin l\u0027offre devient effectivement extr\u00eamement riche et le choix du fournisseur Cloud est souvent une question strat\u00e9gique \u00e0 laquelle il n\u0027y a pas de r\u00e9ponse toute faite. Et cette strat\u00e9gie partenariale va au-del\u00e0 du fournisseur Cloud puisqu\u2019effectivement potentiellement on redessine aussi l\u0027\u00e9cosyst\u00e8me de partenaires infog\u00e9rants, partenaires de conduite du changement, partenaires de migration ; donc il y a un \u00e9cosyst\u00e8me \u00e0 mobiliser. Et puis le dernier point, c\u0027est le \u0022Comment ?\u0022 : quels moyens on doit mettre en \u0153uvre, quel plan d\u0027investissement, quel calendrier et avec quels enjeux effectivement de transformation notamment autour des pratiques SecDevOps.\u003Cbr \/\u003E\nAlors, dans beaucoup d\u0027organisations, les r\u00e9ponses vont fortement varier d\u0027une organisation \u00e0 l\u0027autre \u00e0 ces quatre questions. En revanche, la plupart du temps quand on pose cette strat\u00e9gie, on va atterrir sur des mod\u00e8les hybrides puisqu\u2019effectivement le plus souvent la strat\u00e9gie Cloud, c\u0027est plut\u00f4t une strat\u00e9gie de pas \u00e0 pas qui permet quelque part d\u0027aller chercher des b\u00e9n\u00e9fices tangibles sur un p\u00e9rim\u00e8tre bien d\u00e9tour\u00e9.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : D\u0027accord. Alors, l\u0027hybridation, on va en reparler. C\u0027est le fait de faire vivre en m\u00eame temps des infrastructures on-premise et des infrastructures dans le Cloud. Alors, on voit que \u00e7a ne s\u0027oppose pas forc\u00e9ment. Quels sont les cas d\u0027usage les plus courants de l\u0027hybridation ?\u003Cbr \/\u003E\nPaul : Alors en effet l\u0027hybridation, comme je le disais tout \u00e0 l\u0027heure, c\u0027est souvent ce qui est adopt\u00e9. En fait quand on regarde, le on-premise et le Cloud ne s\u0027opposent pas, ce sont plut\u00f4t des approches qui sont compl\u00e9mentaires. Si on regarde le mod\u00e8le d\u0027h\u00e9bergement on-premise, il est souvent adapt\u00e9 finalement au syst\u00e8me d\u0027information historique. Il apporte de la stabilit\u00e9. Ce sont souvent des infrastructures ma\u00eetris\u00e9es \u00e0 bas co\u00fbt avec des \u00e9quipements qui peuvent \u00eatre amortis. Alors, ce qui peut cr\u00e9er un risque d\u0027obsolescence, mais c\u0027est une r\u00e9ponse pertinente pour une bonne partie du SI. Et en revanche, le Cloud va \u00eatre la r\u00e9ponse appropri\u00e9e pour les nouveaux besoins. Et c\u0027est notamment, je pense en termes de ROI, un aspect important : la capacit\u00e9 aussi pour des organisations \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 des services tr\u00e8s innovants. Aujourd\u0027hui, l\u0027IA ne serait pas accessible \u00e0 de nombreuses organisations, typiquement si ce n\u0027\u00e9tait \u00e0 travers le Cloud puisque \u00e7a n\u00e9cessite des investissements consid\u00e9rables de mettre en place des LLM sur des infrastructures \u00e0 base de GPU ou le big-coding, etc. Donc le Cloud est aussi une fen\u00eatre pour acc\u00e9der \u00e0 l\u0027innovation pour les organisations.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Ouais. Donc des cas d\u0027usage nouveaux qui prennent le pas aujourd\u0027hui, big-coding et cetera. Merci Paul pour cet \u00e9clairage. Et justement pour ces cas d\u0027usage et maintenant qu\u0027on a fait un point sur la vision du Cloud, l\u0027id\u00e9e c\u0027est de se poser la question de l\u0027ex\u00e9cution et je vais maintenant me tourner vers notre deuxi\u00e8me expert Pierre-Arnaud. Donc tu es expert sur le march\u00e9 prestation r\u00e9alis\u00e9e dans un environnement Cloud. Bonjour Pierre-Arnaud.\u003Cbr \/\u003E\nPierre-Arnaud : Bonjour Didier.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Ma premi\u00e8re question concerne les choix structurants qui guident une migration r\u00e9ussie. Est-ce qu\u0027avec ton exp\u00e9rience tu peux nous en parler s\u0027il te pla\u00eet ?\u003Cbr \/\u003E\nPierre-Arnaud : Bien s\u00fbr. Quand on parle de migration, Didier, on va forc\u00e9ment avoir une strat\u00e9gie \u00e0 d\u00e9cliner. On peut avoir deux grandes approches que l\u0027on retrouve au niveau de ces strat\u00e9gies. D\u0027un c\u00f4t\u00e9 une approche dite \u0022multi-cloud\u0022. On va s\u0027appuyer sur plusieurs Cloud providers qui vont apporter soit des r\u00e9ponses \u00e0 des besoins sp\u00e9cifiques \u2014 Paul en a parl\u00e9, \u00e7a peut \u00eatre notamment l\u0027IA \u2014 ou alors aussi simplement \u00e9viter une d\u00e9pendance \u00e0 un unique et seul fournisseur. L\u0027autre approche qu\u0027on va retrouver, c\u0027est l\u0027hybridation. L\u0027hybridation va consister \u00e0 cr\u00e9er des liens plus ou moins forts entre une infrastructure et une autre. Donc \u00e7a peut \u00eatre entre deux Clouds, \u00e7a peut \u00eatre entre le on-premise et le Cloud public. On va ici chercher \u00e0 \u00e9tendre un catalogue de services en limitant les co\u00fbts et en allant toujours plus vite en r\u00e9duisant ce qu\u0027on appelle le \u0022time to market\u0022.\u003Cbr \/\u003E\nPour aller un peu plus dans le concret, pour citer un petit peu des cas d\u0027usage aussi sur le multi-cloud : on va avoir des approches \u0022best of breed\u0022, c\u0027est-\u00e0-dire qu\u0027on prend le meilleur de chacun. \u00c7a fait un petit moment d\u00e9j\u00e0 qu\u0027on commence \u00e0 consommer des services IA sur un Cloud plut\u00f4t qu\u0027un autre. Ils sont d\u00e9j\u00e0 \u00e9quip\u00e9s de services qui permettent de tout de suite avoir par exemple de l\u0027IA mais aussi de la conformit\u00e9, de la r\u00e9glementation. On peut parler du HDS quand on a besoin d\u0027\u00e9tendre son SI. Quand on va \u00eatre dans une approche pour \u00e9viter la d\u00e9pendance, il va falloir penser \u00e0 la portabilit\u00e9. Les outils structur\u00e9s sont ici avec des \u00e9l\u00e9ments beaucoup plus portables. Et quand on va prendre des cas d\u0027usage de l\u0027hybridation, on a des cas qui sont fr\u00e9quents comme l\u0027externalisation de la sauvegarde qui permet d\u0027avoir des sauvegardes \u0022hors incendie\u0022 \u00e0 moindre co\u00fbt qui ne sont plus sur son site. Mais aussi on peut avoir un plan de reprise d\u0027activit\u00e9 qui est moins co\u00fbteux et rapidement mis en place sur un Cloud.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : D\u0027accord. Alors, concernant l\u0027hybridation dont vous parlez tous les deux, d\u0027un point de vue technique, j\u0027imagine qu\u0027il y a de vraies probl\u00e9matiques pour r\u00e9ussir \u00e0 faire connecter correctement ce qui est on-premise. Quel est le vrai d\u00e9fi technologique de ce point de vue ?\u003Cbr \/\u003E\nPierre-Arnaud : Alors, le premier qui vient imm\u00e9diatement sur la table, \u00e7a va \u00eatre le r\u00e9seau avec la gestion de la s\u00e9curit\u00e9 qui est aff\u00e9rente \u00e0 cette mise en place du r\u00e9seau. Comment s\u0027interconnecter : VPN, fibre noire, extension directe du SI ? On va se reposer des questions sur l\u0027architecture r\u00e9seau. On va parler de concept de \u0022hub and spoke\u0022 de \u0022full mesh\u0022. Donc l\u00e0, c\u0027est un moment aussi o\u00f9 il va falloir travailler avec des architectes sur tout ce qui va \u00eatre s\u00e9curit\u00e9, les m\u00e9thodes d\u0027authentification. C\u0027est le bon moment de se poser la question de l\u0027impl\u00e9mentation du Zero Trust par exemple. Oui, on va parler de la s\u00e9curit\u00e9 des donn\u00e9es en transit. Donc on va chiffrer les donn\u00e9es qui circulent entre nos infrastructures ou d\u0027un Cloud \u00e0 un autre. On va aussi avoir la s\u00e9curit\u00e9 des donn\u00e9es au repos, donc le chiffrement de ces donn\u00e9es. Bien entendu, dans les cas des offres SecNumCloud, on a d\u00e9j\u00e0 un haut niveau de s\u00e9curit\u00e9 sur la donn\u00e9e qui permet d\u0027\u00eatre en confiance, mais il faut quand m\u00eame adresser ce sujet en profondeur de fa\u00e7on \u00e0 \u00e9valuer les engagements que l\u0027on va prendre avec ces nouveaux partenaires et aussi faire une \u00e9valuation des risques pour r\u00e9pondre aux enjeux strat\u00e9giques des b\u00e9n\u00e9ficiaires et des clients.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : D\u0027accord. Et donc il y a des d\u00e9fis techniques et on vient d\u0027en parler. Est-ce que ce sont les seuls obstacles ? Est-ce qu\u0027il y a d\u0027autres d\u00e9fis quand on s\u0027occupe de mise en \u0153uvre comme tu le fais au jour le jour ?\u003Cbr \/\u003E\nPierre-Arnaud : Alors si ce n\u0027\u00e9tait que technique, ce serait presque simple. Il y a des obstacles qu\u0027on rencontre beaucoup, c\u0027est tout ce qui va \u00eatre maturit\u00e9 culturelle. On a tr\u00e8s souvent de la r\u00e9sistance au changement quand on a des \u00e9quipes qui travaillent depuis des ann\u00e9es sur des infrastructures qu\u0027ils ont mont\u00e9es ; leur dire \u0022bah maintenant vous allez basculer sur le Cloud et peut-\u00eatre en faire un petit peu moins, en tout cas d\u00e9porter la complexit\u00e9 ailleurs\u0022, il va y avoir cette r\u00e9sistance donc un accompagnement au changement qui est extr\u00eamement important \u00e0 apporter. Et l\u00e0 on va penser tout de suite \u00e0 des \u00e9quipes techniques et ce ne serait pas forc\u00e9ment la meilleure chose \u00e0 faire. Il faut embarquer absolument toutes les fonctions des organisations \u00e0 savoir les achats. On a de nouveaux modes de consommation qui sont pr\u00e9dictibles. Il faut accompagner les achats pour leur montrer qu\u0027il est simple et pr\u00e9dictible de consommer du Cloud. \u00c7a ne se consomme pas comme on le faisait avec des investissements sur 5 ans on-premise.\u003Cbr \/\u003E\nOn oublie souvent les fonctions RH. On a de nouveaux profils, de nouvelles comp\u00e9tences. Il faut accompagner tous les collaborateurs dans un changement parfois de carri\u00e8re. Donc l\u00e0, c\u0027est important aussi de faire comprendre aux RH quels sont les impacts du Cloud sur les personnels et \u00e7a va aussi rassurer \u00e9norm\u00e9ment de gens sur leur carri\u00e8re et leur profil de carri\u00e8re. Et bien entendu, toujours depuis le d\u00e9but jusqu\u0027\u00e0 la fin et pendant, c\u0027est la s\u00e9curit\u00e9 qui doit \u00eatre impliqu\u00e9e sur ces projets cadr\u00e9s. Ils sont tr\u00e8s souvent facilitateurs les \u00e9quipes de s\u00e9curit\u00e9 quand ils sont engag\u00e9s d\u00e8s le d\u00e9but.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Et puis d\u0027un point de vue RH, je crois que \u00e7a permet aussi d\u0027attirer de nouvelles comp\u00e9tences et des jeunes le fait d\u0027\u00eatre sur le Cloud. Merci Pierre-Arnaud. Donc si on regarde en synth\u00e8se, il y a quand m\u00eame deux grandes approches : best of breed ou hybridation, et que de toute fa\u00e7on il y a un point commun qui n\u0027est pas seulement technique : il y a de l\u0027organisationnel, du RH, du culturel, un vrai projet d\u0027entreprise comme on le disait avec Paul tout \u00e0 l\u0027heure. Alors, on va maintenant passer au choix de ces plateformes Cloud puisque avant de faire cette mise en \u0153uvre, eh bien il faut faire la s\u00e9lection du Cloud provider avec lequel on va travailler, du ou des Cloud providers avec lesquels on va travailler. Et donc on va s\u0027int\u00e9resser aux crit\u00e8res de s\u00e9lection et aux raisons qui vont pousser un organisme public \u00e0 aller plut\u00f4t vers tel Cloud provider que tel autre. Et donc je vais me tourner vers Mathieu. Bonjour Mathieu, donc tu es expert sur le march\u00e9 Nuage Public. Et donc toi qui es aussi au contact des d\u00e9cideurs, quels sont selon toi les principaux crit\u00e8res qui motivent un organisme public \u00e0 choisir un Cloud provider plut\u00f4t qu\u0027un autre ?\u003Cbr \/\u003E\nMathieu : Eh bien sur le terrain aujourd\u0027hui, ce qu\u0027on observe tr\u00e8s clairement dans le secteur public, c\u0027est que la question n\u0027est pas vraiment de savoir si les administrations vont aller vers le Cloud, mais plut\u00f4t comment le faire d\u0027une mani\u00e8re s\u00e9curis\u00e9e et ma\u00eetris\u00e9e dans le respect de la commande publique. Pierre-Arnaud vient justement d\u0027illustrer la r\u00e9alit\u00e9 des projets Cloud. Ce sont des projets qui sont complexes avec des transformations assez profondes qui touchent \u00e0 la fois l\u0027architecture technique \u2014 on a parl\u00e9 du r\u00e9seau notamment tout \u00e0 l\u0027heure \u2014 la s\u00e9curit\u00e9 qui est aussi un deuxi\u00e8me point tr\u00e8s important, mais il y a aussi l\u0027organisation et les comp\u00e9tences.\u003Cbr \/\u003E\nDans ce contexte, il y a trois grands crit\u00e8res qui reviennent syst\u00e9matiquement lorsqu\u0027une administration, une collectivit\u00e9 ou une entit\u00e9 publique veut choisir une ou des plateformes Cloud. Le premier c\u0027est la disponibilit\u00e9 des comp\u00e9tences et la capacit\u00e9 d\u0027accompagnement. Comme Paul l\u0027expliquait tout \u00e0 l\u0027heure, la transformation Cloud, c\u0027est un v\u00e9ritable programme d\u0027entreprise, d\u0027organisation. Elle implique de nouvelles expertises. Il faut de l\u0027architecture Cloud, il faut de la s\u00e9curit\u00e9, il faut de la gouvernance. Tr\u00e8s important la gouvernance : l\u0027automatisation et encore il y a aussi un point non n\u00e9gligeable, c\u0027est que le Cloud permet d\u0027optimiser les co\u00fbts. Alors ce n\u0027est pas par le Cloud qu\u0027on va r\u00e9duire les co\u00fbts, mais on va pouvoir mesurer plus finement et les optimiser. Il faut y penser d\u00e8s le d\u00e9part. Donc la capacit\u00e9 \u00e0 s\u0027appuyer sur des ressources form\u00e9es en interne qui id\u00e9alement sont certifi\u00e9es par les Cloud providers ou via des partenaires, \u00e7a devient un facteur cl\u00e9 en fait dans la r\u00e9ussite des projets.\u003Cbr \/\u003E\nLe deuxi\u00e8me crit\u00e8re, c\u0027est la capacit\u00e9 d\u0027innovation. Les organisations publiques, elles souhaitent aujourd\u0027hui pouvoir acc\u00e9der \u00e0 tout un panel de technologies les plus avanc\u00e9es et rapidement. L\u0027intelligence artificielle bien entendu, l\u0027analyse de donn\u00e9es mais \u00e0 grande \u00e9chelle avec des gros volumes de donn\u00e9es. On parle de plusieurs p\u00e9ta-donn\u00e9es \u00e0 analyser. Il faut des infrastructures GPU ou encore des services analytiques qui sont tr\u00e8s avanc\u00e9s, tr\u00e8s pouss\u00e9s. On n\u0027est pas juste dans la machine virtuelle ou du stockage, on va de plus en plus vers de l\u0027innovation. Et le Cloud, \u00e7a permet d\u0027acc\u00e9der \u00e0 toutes ces technologies tr\u00e8s rapidement sans avoir \u00e0 investir massivement dans des infrastructures d\u00e9di\u00e9es qui potentiellement co\u00fbtent tr\u00e8s cher.\u003Cbr \/\u003E\nEt le troisi\u00e8me crit\u00e8re, \u00e7a concerne la ma\u00eetrise des risques et des co\u00fbts. \u00c7a inclut des mod\u00e8les \u00e9conomiques lisibles et optimisables, mais aussi des sujets essentiels comme la disponibilit\u00e9, la r\u00e9silience des services. On parlait de PRA tout \u00e0 l\u0027heure, la solidit\u00e9 du fournisseur, d\u0027o\u00f9 l\u0027importance de parfois avoir une approche multi-cloud pour ne pas mettre tous ses \u0153ufs dans le m\u00eame panier, ainsi que la conformit\u00e9 r\u00e9glementaire et la souverainet\u00e9 des donn\u00e9es. Donc ce sont des \u00e9l\u00e9ments qui sont particuli\u00e8rement structurants pour les organisations du secteur public.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : D\u0027accord. Alors si je synth\u00e9tise, il y a trois grands crit\u00e8res : les comp\u00e9tences, la capacit\u00e9 d\u0027innovation, la ma\u00eetrise des risques et des co\u00fbts. On est sur des projets qui sont complexes. Et la question que peuvent se poser les gens qui nous regardent, c\u0027est : comment va-t-on faire pour venir consommer du Cloud gr\u00e2ce au march\u00e9 Nuage Public ? Est-ce qu\u0027il faut mettre directement sa carte bleue ? C\u0027est un peu l\u0027image d\u0027\u00c9pinal qu\u0027on a, mais au-del\u00e0 de \u00e7a, en quoi le march\u00e9 Nuage Public apporte-t-il de la simplicit\u00e9 dans ces projets qui sont eux complexes ?\u003Cbr \/\u003E\nMathieu : Eh bien justement pour r\u00e9pondre \u00e0 cette complexit\u00e9, le dispositif qu\u0027on a imagin\u00e9 autour de \u0022Nuage Public\u0022, qui est le nom du march\u00e9 de l\u0027UGAP pour consommer du Cloud, il apporte trois simplifications majeures pour les administrations et les collectivit\u00e9s. La premi\u00e8re c\u0027est la richesse et l\u0027exhaustivit\u00e9 de l\u0027offre. Elle est en permanence en train de s\u0027am\u00e9liorer, de grandir. Aujourd\u0027hui, le march\u00e9 r\u00e9f\u00e9rence 19 fournisseurs Cloud diff\u00e9rents. On a une approche avec des grands hyperscalers parce qu\u0027il y a des besoins, mais il y a aussi des offres souveraines. Il y a des environnements SecNumCloud, il y a des environnements HDS et m\u00eame des nouvelles offres comme le \u0022Mainframe as a Service\u0022. Cette diversit\u00e9, elle permet de couvrir un spectre extr\u00eamement large de besoins. On a beaucoup de b\u00e9n\u00e9ficiaires qui nous disent \u0022bah moi je ne veux pas choisir qu\u0027un seul Cloud, j\u0027ai plusieurs projets, je souhaite pouvoir avoir une richesse de panel\u0022. L\u0027avantage de ce march\u00e9, c\u0027est qu\u0027il permet par le parcours d\u0027aide au choix une libert\u00e9 de choix et justement d\u0027avoir une approche \u00e9clair\u00e9e pour choisir le ou les Cloud providers qui r\u00e9pondent \u00e0 mes besoins. Avec SMLB, notre cotitulaire, nous avons \u00e9galement pour objectif de continuer \u00e0 enrichir cette offre. Donc, on int\u00e8gre de nouveaux fournisseurs Cloud progressivement dans la dur\u00e9e de vie du march\u00e9.\u003Cbr \/\u003E\nLe deuxi\u00e8me, c\u0027est la simplification concernant le cadre contractuel. Les administrations b\u00e9n\u00e9ficient d\u0027un cadre d\u0027achat pr\u00e9\u00e9tabli conforme aux exigences de la commande publique, ce qui permet de s\u00e9curiser juridiquement les projets et de r\u00e9duire consid\u00e9rablement les d\u00e9lais de mise en \u0153uvre. On n\u0027est pas sur une publication d\u0027appel d\u0027offres avec une s\u00e9lection de tout un \u00e9cosyst\u00e8me de choses. Non, c\u0027est d\u00e9j\u00e0 tout pr\u00eat en fait. Tout est disponible dans le march\u00e9 rapidement et on peut it\u00e9rer, on peut commencer sur un petit projet.\u003Cbr \/\u003E\nEnfin, le troisi\u00e8me \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9, c\u0027est la simplicit\u00e9 op\u00e9rationnelle. Le march\u00e9 pr\u00e9voit notamment la digitalisation du processus de commande gr\u00e2ce au portail Nexx360 de notre partenaire SMLB. Il permet aux b\u00e9n\u00e9ficiaires de piloter leur consommation Cloud, de suivre leurs commandes et d\u0027avoir une visibilit\u00e9 consolid\u00e9e sur leurs usages. Donc au final, ce dispositif permet de passer beaucoup plus rapidement de la strat\u00e9gie Cloud \u00e0 la mise en \u0153uvre concr\u00e8te des projets tout en conservant un haut niveau de gouvernance et la ma\u00eetrise des d\u00e9penses. Et j\u0027ajouterais la libert\u00e9 de faire des choix \u00e9clair\u00e9s.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Et le nombre de Cloud providers aujourd\u0027hui disponibles sur la plateforme ?\u003Cbr \/\u003E\nMathieu : 19. Et on croise les doigts, \u00e7a va peut-\u00eatre bient\u00f4t passer \u00e0 25.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Donc on a une richesse de l\u0027offre avec 19 Cloud providers disponibles, un cadre contractuel simplifi\u00e9 et puis la simplicit\u00e9 d\u0027acc\u00e8s gr\u00e2ce \u00e0 la plateforme mise \u00e0 disposition sur le march\u00e9 Nuage Public. Tr\u00e8s bien. Merci Mathieu, c\u0027est tr\u00e8s clair. Et maintenant j\u0027ai le plaisir d\u0027accueillir Beno\u00eet Kirchmeyer des Chambres d\u0027agriculture de France pour nous parler d\u0027un projet de \u0022Move to Cloud\u0022 qui est en cours et qui est d\u00e9j\u00e0 bien avanc\u00e9. Bonjour Beno\u00eet.\u003Cbr \/\u003E\nBeno\u00eet Kirchmeyer : Bonjour Didier.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : J\u0027esp\u00e8re que vous allez bien. Je suis ravi de vous recevoir. On va rappeler un peu de contexte. Donc vous \u00eates responsable infrastructure aux Chambres d\u0027agriculture de France. On va revenir dans un instant aux Chambres d\u0027agriculture. Vous avez men\u00e9 un projet de migration de vos infrastructures nationale et r\u00e9gionale vers le Cloud. Donc pour les gens qui nous \u00e9coutent, est-ce que vous pouvez nous donner un peu de d\u00e9tail sur les Chambres d\u0027agriculture : quel est leur r\u00f4le et qu\u0027est-ce que vous faites au quotidien ?\u003Cbr \/\u003E\nBeno\u00eet Kirchmeyer : Oui. Alors les Chambres d\u0027agriculture, ce sont 110 \u00e9tablissements d\u00e9partementaux et r\u00e9gionaux. Tout le monde a une chambre d\u0027agriculture pr\u00e8s de chez lui. On offre toute une s\u00e9rie de services aupr\u00e8s des agriculteurs sur tout le p\u00e9rim\u00e8tre agricole. \u00c7a va de l\u0027installation des agriculteurs \u00e0 leur formation en passant par l\u0027identification animale, la promotion des marques de terroir, l\u0027animation des r\u00e9seaux tels que Bienvenue \u00e0 la ferme, Vacances \u00e0 la ferme, et plein de conseils culture aussi aupr\u00e8s des agriculteurs. Chaque \u00e9tablissement est ind\u00e9pendant : il a ses salari\u00e9s, sa direction, ses \u00e9lus, son pr\u00e9sident ; et \u00e7a repr\u00e9sente 8000 collaborateurs et puis 4000 \u00e9lus.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Et alors, qu\u0027est-ce que \u00e7a implique en termes de syst\u00e8me d\u0027information cette organisation ?\u003Cbr \/\u003E\nBeno\u00eet Kirchmeyer : Alors, en termes de syst\u00e8me d\u0027information, c\u0027est d\u00e9j\u00e0 une suite d\u0027outils de gestion d\u0027entreprise classiques : on va retrouver une messagerie, des outils bureautiques, un SIRH, un outil de comptabilit\u00e9, un outil de relation client, des outils pour les conseillers au quotidien pour travailler. On va avoir des outils de calcul \u00e9conomique, des outils de cartographie, des sites web institutionnels \u2014 chaque chambre \u00e9tant ind\u00e9pendante, chaque chambre a son site web \u2014 et des outils web pour les agriculteurs. On va retrouver \u0022Mon Projet Agricole\u0022 qui permet de suivre les porteurs de projet depuis leur projet jusqu\u0027\u00e0 l\u0027installation ; \u0022Mes Parcelles\u0022 qui permettent aux agriculteurs de suivre leur parcellaire de fa\u00e7on cartographique et faire leur d\u00e9claration PAC. Voil\u00e0. Alors, on a en tout 450 sites qui sont tous interconnect\u00e9s et on a choisi d\u0027avoir nos propres r\u00f4les sur chacun des sites pour g\u00e9rer l\u0027ensemble des flux. Et voil\u00e0 comment tr\u00e8s rapidement on peut ouvrir un flux, fermer un flux, adapter les connexions de nos sites.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : D\u0027accord. Donc un syst\u00e8me d\u0027information qui concerne beaucoup de monde puisque les agriculteurs sont des utilisateurs au quotidien de ce syst\u00e8me d\u0027information.\u003Cbr \/\u003E\nBeno\u00eet Kirchmeyer : Tout \u00e0 fait.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Et alors vous portez ce projet de centralisation de l\u0027ensemble de vos syst\u00e8mes d\u0027information, le national, le r\u00e9gional. C\u0027\u00e9tait quoi la situation de d\u00e9part ?\u003Cbr \/\u003E\nBeno\u00eet Kirchmeyer : Alors, jusqu\u0027en 2018, chaque r\u00e9gion avait son SI, voire chaque d\u00e9partement avait son SI et ses informaticiens avec souvent des outils communs mais d\u00e9ploy\u00e9s localement. Et puis en 2018, sous l\u0027impulsion du minist\u00e8re, de la Cour des comptes et des \u00e9lus, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de mutualiser l\u0027informatique et donc de cr\u00e9er une DNSI, direction nationale des syst\u00e8mes d\u0027information. L\u0027ensemble des informaticiens sont devenus salari\u00e9s de la structure qui est rattach\u00e9e \u00e0 Chambres d\u0027agriculture France qui est la t\u00eate de r\u00e9seau \u00e0 Paris. Et \u00e0 partir de l\u00e0, on a d\u00e9cid\u00e9 de faire une convergence vers un seul SI. C\u00f4t\u00e9 infrastructure et r\u00e9seau, eh bien une convergence infrastructure et r\u00e9seau c\u0027est l\u0027ensemble des chambres. Donc on s\u0027est retrouv\u00e9 avec une centaine d\u0027infrastructures on-premise qu\u0027il fallait g\u00e9rer, optimiser, changer, s\u00e9curiser... donc quelque chose d\u0027assez complexe. Et donc, on s\u0027est dot\u00e9 d\u0027un premier data center mutualis\u00e9 dans lequel on a vers\u00e9 petit \u00e0 petit toutes nos VM pour d\u00e9graisser nos infrastructures on-premise. Aujourd\u0027hui, on est arriv\u00e9 \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 un bon 1000, 1200, 1300 VM qui ont \u00e9t\u00e9 vers\u00e9es. On a 500 To de donn\u00e9es et puis plusieurs milliers de CPU et de RAM. Voil\u00e0 pour la partie convergence. Donc budg\u00e9tairement, finalement, on est pass\u00e9 d\u0027un budget d\u0027investissement \u00e0 un budget de fonctionnement, ce qui a quand m\u00eame chang\u00e9 les choses en termes \u00e9conomiques. Et puis alors, on a eu des attaques comme certains d\u0027entre nous et par contre ce qu\u0027on a remarqu\u00e9 c\u0027est que le data center a \u00e9t\u00e9 r\u00e9silient. Toutes nos sauvegardes n\u0027ont jamais \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9es sur ce data center. Donc c\u0027est un choix qu\u0027on ne regrette pas.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : D\u0027accord. Et donc \u00e7a c\u0027\u00e9tait la premi\u00e8re partie du projet : le fait de quitter vos infrastructures on-premise, un peu des vases communicants, et d\u0027aller sur un Cloud mutualis\u00e9. Et l\u00e0 vous \u00eates sur la deuxi\u00e8me phase puisque vous avez d\u00e9cid\u00e9 de quitter le mutualis\u00e9 pour un Cloud priv\u00e9. Quelles sont les motivations de passer du mutualis\u00e9 au priv\u00e9 ?\u003Cbr \/\u003E\nBeno\u00eet Kirchmeyer : Alors le mutualis\u00e9 en fait on n\u0027avait pas la main sur ce qu\u0027on voulait exactement faire. On n\u0027avait pas le c\u00f4t\u00e9 administration m\u00eame si on avait une couche qu\u0027on appelle VCD (VMware Cloud Director), en fait on n\u0027avait pas la main compl\u00e8te sur l\u0027infrastructure. Et surtout, le mod\u00e8le qu\u0027on avait, c\u0027\u00e9taient des VM diss\u00e9min\u00e9es sur trois data centers sans avoir d\u0027affinit\u00e9 entre une VM et son data center. Donc il \u00e9tait impossible de s\u00e9curiser nos clusters \u00e0 chaque proxy authentification ni de mettre en place un v\u00e9ritable PRA dans ce syst\u00e8me-l\u00e0. C\u0027est pour \u00e7a qu\u0027on a quitt\u00e9 ce mode mutualis\u00e9.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : D\u0027accord. Et alors si je ne me trompe pas, vous \u00e9tiez d\u0027ailleurs sur une fin de contrat imminente. Vous aviez un march\u00e9 sur la premi\u00e8re partie de ce projet Cloud dans la partie mutualis\u00e9e, donc un contrat avec une fin imminente. Mais l\u00e0, l\u0027UGAP a jou\u00e9 un r\u00f4le parce que quand on a un timing comme \u00e7a avec les mois qui d\u00e9filent quand m\u00eame assez vite... Est-ce que vous pouvez nous expliquer en quoi l\u0027UGAP a \u00e9t\u00e9 justement un facilitateur et en quoi \u00e7a vous a permis de r\u00e9aliser le projet tel que vous l\u0027aviez imagin\u00e9 ?\u003Cbr \/\u003E\nBeno\u00eet Kirchmeyer : Oui. Alors effectivement, on est soumis \u00e0 la loi des march\u00e9s. Donc changer potentiellement d\u0027h\u00e9bergeur tous les 4 ans, c\u0027est quand m\u00eame complexe, c\u0027est lourd sur l\u0027infrastructure. Et donc en fait, on a rencontr\u00e9 la DINUM, la Direction Interminist\u00e9rielle du Num\u00e9rique du gouvernement, qui nous a pr\u00e9sent\u00e9 l\u0027offre \u0022Nuage Public\u0022 qui nous a s\u00e9duits par plusieurs points. Le premier c\u0027est qu\u0027elle apporte une conformit\u00e9 avec les services de l\u0027\u00c9tat et de fait, l\u0027offre qui est propos\u00e9e est conforme. L\u0027\u00c9tat nous confie de plus en plus de services et attend de nous d\u0027avoir des labels, SecNumCloud, on va sur NIS 2 et cetera. Donc l\u0027offre Nuage Public couvrait ce p\u00e9rim\u00e8tre. Deuxi\u00e8me point, eh bien avec des acteurs majeurs aussi qui sont propos\u00e9s dans l\u0027offre Nuage Public, on a un choix diversifi\u00e9 d\u0027offres de Cloud. Donc c\u0027est quelque chose de tr\u00e8s s\u00e9duisant. Et puis troisi\u00e8me point : alors m\u00eame si ce n\u0027est pas une garantie, il y a la forte probabilit\u00e9 de retrouver tous les 4 ans les m\u00eames acteurs et de ne pas \u00eatre oblig\u00e9 de changer d\u0027h\u00e9bergeur tous les 4 ans.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : D\u0027accord. Donc vous prenez la d\u00e9cision de passer sur du Cloud priv\u00e9, vous faites le choix de migrer vers OVHcloud. Alors \u00e0 ce moment-l\u00e0, quelle est votre strat\u00e9gie de migration ?\u003Cbr \/\u003E\nBeno\u00eet Kirchmeyer : Alors, on est partis sur ce qu\u0027on appelle du \u0022Lift and Shift\u0022, c\u0027est-\u00e0-dire du copier-coller. On n\u0027a pas voulu se transformer pendant la migration. \u00c7a, je dirais c\u0027est notre bon sens : on fait un copier-coller, on se pose et on v\u00e9rifie qu\u0027on a bien fait un h\u00e9bergement \u00e0 \u00e9quivalence de ce qu\u0027on avait avant pour valider la bonne fin de la migration. Et donc on a choisi... on s\u0027est fait aider par la soci\u00e9t\u00e9 Open avec l\u0027offre \u0022Prestation dans un environnement Cloud\u0022 de l\u0027UGAP pour accomplir cette migration.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : D\u0027accord. Et en termes de m\u00e9thode, est-ce que cette migration a eu un impact sur vos environnements de production et au-del\u00e0 de \u00e7a sur vos utilisateurs finaux ? Comment \u00e7a s\u0027est pass\u00e9 ?\u003Cbr \/\u003E\nBeno\u00eet Kirchmeyer : Alors, on s\u2019est appuy\u00e9 sur Open pour faire cette migration en heures ouvr\u00e9es et d\u0027avoir le moins d\u0027interruption de services possible. Et donc, on a r\u00e9ussi \u00e0 le faire. En fait, c\u0027est une migration qui est encore en cours : c\u0027est une migration qui dure 6 mois. On a d\u00e9coup\u00e9 notre migration en lots et en fait, on a fait un LAN-to-LAN entre nos deux data centers. Comme \u00e7a, on a le m\u00eame adressage IP. Et donc la m\u00e9thode est assez simple : on synchronise les VM de notre lot d\u0027un data center \u00e0 un autre et le jour de la migration de ce lot, on rallume simplement les VM du c\u00f4t\u00e9 du nouvel h\u00e9bergeur. Ce qui va prendre \u2014 \u00e0 peu pr\u00e8s une derni\u00e8re synchro plus un check des VM \u2014 2 heures. Voil\u00e0, le temps d\u0027interruption de service du lot c\u0027est 2 heures en moyenne et le lot est migr\u00e9 et les applications d\u00e9marrent de l\u0027autre c\u00f4t\u00e9.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : D\u0027accord. Et concr\u00e8tement, qu\u0027est-ce que cette migration doit changer pour vos \u00e9quipes d\u0027exploitation au quotidien ? Quel est le b\u00e9n\u00e9fice que vous en attendez pour eux ? Parce que je pr\u00e9cise une chose, c\u0027est qu\u0027une fois que vous aurez migr\u00e9, ce sont vos \u00e9quipes au sein de la DNSI qui vont exploiter ces infrastructures.\u003Cbr \/\u003E\nBeno\u00eet Kirchmeyer : Oui, tout \u00e0 fait. Alors le mod\u00e8le Cloud qu\u0027on a choisi permet d\u0027avoir une latitude d\u0027administration vraiment int\u00e9ressante. Les administrateurs sont heureux : ils ont l\u0027impression d\u0027avoir du on-premise. Ils ont vraiment les m\u00eames actions \u00e0 r\u00e9aliser, sauf qu\u0027on ne s\u0027occupe plus de la partie mat\u00e9rielle ni de VMware. Ils ont acc\u00e8s \u00e0 la console VMware, ils ont acc\u00e8s au vCenter, ils peuvent cr\u00e9er les VM, changer les ressources \u00e0 volont\u00e9... enfin voil\u00e0, c\u0027est vraiment int\u00e9ressant.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Et alors vous disiez tout \u00e0 l\u0027heure que votre strat\u00e9gie c\u0027\u00e9tait d\u0027abord un Lift and Shift et que vous vous occuperiez de la transformation apr\u00e8s. Est-ce qu\u0027on peut se projeter un peu sur la suite, sur cette trajectoire de modernisation ? Parce qu\u0027on peut parler de conteneurisation, de plan de reprise d\u0027activit\u00e9. Quels sont les prochains chantiers ?\u003Cbr \/\u003E\nBeno\u00eet Kirchmeyer : Oui. Alors, on regarde ce qui est dans le Cloud public. D\u00e9j\u00e0, il y a le mod\u00e8le \u00e9conomique qui nous int\u00e9resse : on paye quand on utilise la ressource. Et pour tous nos environnements de test et de qualification qui par d\u00e9finition ne servent qu\u0027au moment du test et de la qualification, c\u0027est un mod\u00e8le \u00e9conomique qui nous int\u00e9resse. Donc, on va certainement migrer ces environnements vers le Cloud public. On a aussi tout un p\u00f4le data qui travaille sur l\u0027IA et qui veut d\u00e9velopper des IA agricoles et qui a besoin de GPU, et l\u00e0 aussi l\u0027offre Cloud public a des atouts. Et ensuite on a un PRA qu\u0027on va vouloir mettre en place donc on va aussi aller voir ce qui se fait. Voil\u00e0 donc des grosses transformations. Finalement on a un Cloud actuel pos\u00e9 mais on va aller grappiller des services sur le Cloud public et finalement faire une hybridation entre du priv\u00e9 et du public chez le m\u00eame Cloud provider.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Pour l\u0027instant chez le m\u00eame Cloud provider ?\u003Cbr \/\u003E\nBeno\u00eet Kirchmeyer : M\u00eame provider.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Tr\u00e8s bien. Merci beaucoup Beno\u00eet pour ce t\u00e9moignage. Il y aura peut-\u00eatre des questions tout \u00e0 l\u0027heure dans le chat concernant ce projet. Moi ce que je vais retenir en synth\u00e8se quand m\u00eame, c\u0027est que c\u0027est un projet qui est \u00e0 grande \u00e9chelle mais en m\u00eame temps \u00e7a peut parler \u00e0 des acteurs d\u0027une certaine taille mais aussi \u00e0 des organisations plus petites. Il y a aujourd\u0027hui beaucoup de r\u00e9gions qui ont des syst\u00e8mes d\u0027information qui ne sont pas tr\u00e8s gros qu\u0027il faut migrer et en tout cas malgr\u00e9 cette complexit\u00e9 c\u0027est possible et vous avez trouv\u00e9 aussi avec l\u0027UGAP les vecteurs pour pouvoir vous accompagner avec de la flexibilit\u00e9. Alors justement je vais me tourner vers REZA de l\u0027UGAP. Bonjour REZA.\u003Cbr \/\u003E\nREZA : Bonjour Didier.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Alors on en a parl\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises, l\u0027UGAP c\u0027est un acc\u00e9l\u00e9rateur, \u00e7a apporte beaucoup de flexibilit\u00e9. Est-ce que vous pouvez nous donner quelques \u00e9l\u00e9ments concernant ce qu\u0027est l\u0027UGAP, ce que \u00e7a apporte aujourd\u0027hui et quand on est un DSI, qu\u0027on a un projet \u00e0 mener, quels sont les avantages de passer par l\u0027UGAP ?\u003Cbr \/\u003E\nREZA : Alors l\u0027UGAP d\u00e9j\u00e0, c\u0027est une centrale d\u0027achat public. Nous passons des march\u00e9s publics pour le compte de nos clients. Et l\u0027avantage justement pour un DSI, c\u0027est la dispense de passation de march\u00e9 public. C\u0027est-\u00e0-dire que comme on l\u0027aura fait pour lui, il y a un gain de temps qui est \u00e9vident. Un march\u00e9 public aujourd\u0027hui c\u0027est \u00e0 peu pr\u00e8s 6 mois pour mobiliser effectivement des fournisseurs et cetera. \u00c0 l\u0027UGAP, via un simple bon de commande, on peut tout de suite acc\u00e9der aux offres. Donc \u00e7a c\u0027est vrai pour le march\u00e9 Cloud dont on parle aujourd\u0027hui mais c\u0027est aussi vrai pour l\u0027ensemble de nos march\u00e9s o\u00f9 il y a un acc\u00e8s directement aux offres, ce qui est tr\u00e8s int\u00e9ressant puisqu\u2019aujourd\u2019hui le temps c\u0027est aussi de l\u0027argent. Le recrutement n\u0027est pas \u00e9vident dans les collectivit\u00e9s ou les minist\u00e8res pour avoir des personnes qui g\u00e8rent ces march\u00e9s publics ; le passage \u00e0 l\u0027UGAP leur permettra d\u0027avoir un acc\u00e8s tr\u00e8s rapide \u00e0 des solutions informatiques et autres puisque l\u0027on ne fait pas que l\u0027informatique.\u003Cbr \/\u003E\nDeuxi\u00e8me point : le budget. C\u0027est quand m\u00eame notre r\u00f4le de massifier les offres en tant que centrale d\u0027achat. L\u0027objectif c\u0027est d\u0027avoir les meilleurs prix. Quand on fait des appels d\u0027offres comme pour le Cloud, on va centraliser les demandes pour pouvoir tirer les prix et les proposer \u00e0 l\u0027ensemble de nos b\u00e9n\u00e9ficiaires, que ce soit \u00c9tat ou collectivit\u00e9s. Au final, une petite collectivit\u00e9 pourra profiter des prix propos\u00e9s par l\u0027UGAP l\u00e0 o\u00f9 peut-\u00eatre, si je suis une petite commune de 5000 habitants, je n\u0027aurais pas les m\u00eames prix parce que je n\u0027aurais pas les m\u00eames volumes.\u003Cbr \/\u003E\nDernier point, je pense que c\u0027est le plus important et qui fait la diff\u00e9rence avec d\u0027autres centrales d\u0027achat : c\u0027est que l\u0027UGAP, on dit que l\u0027on \u0022ex\u00e9cute\u0022 nos march\u00e9s. Nous avons une force commerciale pr\u00e9sente : on a 28 d\u00e9l\u00e9gations territoriales, on a pr\u00e8s de 800 commerciaux \u00e0 travers la France. Pour g\u00e9rer un projet Cloud, on aura un contact qui va pouvoir orienter le client vers les bons titulaires de march\u00e9, vers les bons besoins, ce qui n\u0027est pas forc\u00e9ment le cas ailleurs. On ne laisse pas nos clients seuls face \u00e0 leur projet.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : La s\u00e9curit\u00e9 juridique et l\u0027ex\u00e9cution des march\u00e9s...\u003Cbr \/\u003E\nREZA : C\u0027est notre ADN. On a beaucoup de juristes \u00e0 l\u0027UGAP qui regardent l\u0027ensemble de nos appels d\u0027offres. Le code de la commande publique c\u0027est notre bible, notre livre de chevet. On cherche \u00e0 faire des march\u00e9s qui ne sont ni contest\u00e9s ni contestables. Donc c\u0027est tr\u00e8s rassurant pour nos clients.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Et alors pour un DSI qui souhaite s\u0027engager dans une trajectoire Cloud, il peut se tourner vers l\u0027UGAP qui a structur\u00e9 diff\u00e9rents march\u00e9s. Est-ce que vous pouvez nous les rappeler en quelques mots ?\u003Cbr \/\u003E\nREZA : On a souhait\u00e9 faire une offre qui soit de bout en bout. On s\u0027est rendu compte avec notre premier march\u00e9 qu\u0027il y avait des briques qui manquaient : il n\u0027y avait pas d\u0027accompagnement ni d\u0027exploitation. D\u00e9sormais, on a un premier march\u00e9 qui s\u0027appelle \u0022Conseil en syst\u00e8me d\u0027information\u0022, avec BearingPoint, o\u00f9 l\u0027on va pouvoir faire de la sensibilisation aux enjeux Cloud, des strat\u00e9gies de migration, de l\u0027h\u00e9bergement de donn\u00e9es. Ensuite un march\u00e9 de \u0022Nuage Public\u0022 avec Crayon et SMLB \u2014 et bient\u00f4t SoftwareOne \u2014 qui r\u00e9f\u00e9rence 19 Cloud Service Providers. On y trouve des hyperscalers mais aussi des Cloud providers r\u00e9gionaux, certifi\u00e9s HDS ou SecNumCloud bien \u00e9videmment. Et puis un dernier march\u00e9, on va jusqu\u0027\u00e0 l\u0027exploitation, la migration, les tests de performance avec le march\u00e9 \u0022Prestation dans un environnement Cloud\u0022 avec Atos cotitulaire avec Open. On a d\u00e9sormais une offre compl\u00e8te qui permet d\u0027accompagner le client de bout en bout.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Eh bien merci REZA, c\u0027est tr\u00e8s clair. On va passer \u00e0 la table ronde. J\u0027ai une premi\u00e8re question pour Beno\u00eet Kirchmeyer : quelles seraient vos recommandations pour bien d\u00e9marrer son Move to Cloud ? Quels sont les principaux facteurs cl\u00e9s de succ\u00e8s ?\u003Cbr \/\u003E\nBeno\u00eet Kirchmeyer : Il faut d\u00e9j\u00e0 faire un \u00e9tat de l\u0027existant et de ce qu\u0027on veut faire dans le Cloud. Nous, on est pass\u00e9 par un cahier des charges pour bien \u00e9crire notre besoin et on a valid\u00e9 point par point que l\u0027offre Cloud y r\u00e9pondait. Il ne faut pas aller dans le Cloud pour aller dans le Cloud. Il faut des raisons claires : \u00e9conomiques, s\u00e9curisation ou RH. Et dans la r\u00e9alisation, il faut un accompagnement des \u00e9quipes pour faire comprendre le sens de cette transition et montrer comment le m\u00e9tier d\u0027informaticien change pour que tout le monde s\u0027y retrouve \u00e0 la fin.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : J\u0027ai une autre question : \u0022Je suis DSI d\u0027une mairie de 10 000 habitants. J\u0027ai d\u00e9j\u00e0 mon IT et quelques techniciens. Pourquoi aller dans le Cloud ?\u0022\u003Cbr \/\u003E\nPierre-Arnaud : L\u0027int\u00e9r\u00eat du Cloud va \u00eatre de d\u00e9porter une partie de la complexit\u00e9 chez le Cloud provider et de laisser les techniciens s\u0027int\u00e9resser \u00e0 des services \u00e0 plus forte valeur ajout\u00e9e. On va consommer des services PaaS, voire SaaS, de fa\u00e7on \u00e0 ce que les techniciens se focalisent sur la valeur produite pour les usagers \u00e0 effectif constant. C\u0027est augmenter la qualit\u00e9 en limitant les co\u00fbts de fonctionnement.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : J\u0027ai aussi des questions sur le \u0022Edge Computing\u0022. Pouvez-vous nous d\u00e9finir ce que c\u0027est et quels avantages cela apporte ?\u003Cbr \/\u003E\nPaul : Le Edge Computing, c\u0027est un mouvement compl\u00e9mentaire au Cloud. Le Cloud c\u0027est la centralisation dans des grands data centers ; le Edge c\u0027est le mouvement inverse : on va rapprocher de la capacit\u00e9 de calcul des usagers. Cela r\u00e9pond \u00e0 des enjeux de faible latence, par exemple pour un capteur dans une usine ou pour les villes connect\u00e9es. C\u0027est une r\u00e9ponse \u00e0 la fois \u00e9conomique et op\u00e9rationnelle satisfaisante. Le Edge Computing est souvent d\u00e9di\u00e9 \u00e0 celui qui l\u0027ach\u00e8te, c\u0027est un mod\u00e8le diff\u00e9rent.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Question pour Mathieu : via le march\u00e9 UGAP Nuage Public, est-il possible d\u0027acc\u00e9der \u00e0 des solutions SaaS type Microsoft 365 ?\u003Cbr \/\u003E\nMathieu : Non, ce n\u0027est pas le but de ce march\u00e9 qui se focalise sur l\u0027IaaS et le PaaS. La partie Office 365 cible les utilisateurs finaux, ce n\u0027est pas la vocation ici. Il y a d\u0027autres march\u00e9s \u00e0 l\u0027UGAP pour commander du Microsoft.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : On me pose une question tr\u00e8s ouverte : \u0022L\u0027IA dans le Cloud ?\u0022\u003Cbr \/\u003E\nPierre-Arnaud : Chez Atos, on consomme de l\u0027IA dans le Cloud car certains clients ont des besoins de souverainet\u00e9 forte mais pas sur tout leur SI. Pour les tests ou l\u0027acculturation, on va consommer un LLM dans un Cloud avec des co\u00fbts limit\u00e9s. Et une fois la preuve de concept valid\u00e9e, on d\u00e9clenche des investissements. M\u00eame les clients avec des exigences de s\u00e9curit\u00e9 fortes consomment du Cloud pour acc\u00e9l\u00e9rer l\u0027adh\u00e9sion aux nouvelles technologies. Int\u00e9grer massivement des GPU dans son propre data center pose aussi des probl\u00e8mes d\u0027alimentation \u00e9lectrique et de dissipation thermique ; on laisse cette complexit\u00e9 aux acteurs comme Outscale, OVHcloud ou Cloud Temple.\u003Cbr \/\u003E\nPaul : Sur la s\u00e9curit\u00e9 de l\u0027IA, il y a un enjeu d\u0027\u00e9ducation. Mettre un document confidentiel dans une IA publique est une faille de s\u00e9curit\u00e9. Les entreprises ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 ma\u00eetriser l\u0027usage de l\u0027IA par leurs salari\u00e9s via des IA priv\u00e9es.\u003Cbr \/\u003E\nREZA : On voit bien que trois enjeux se t\u00e9lescopent : l\u0027IA, la cybers\u00e9curit\u00e9 et la souverainet\u00e9. Notre r\u00f4le est d\u0027\u00e9clairer les clients et de proposer l\u0027accompagnement, notamment avec le march\u00e9 BearingPoint.\u003Cbr \/\u003E\nDidier : Merci. On arrive au terme de ce webinaire. Merci \u00e0 tous nos intervenants : BearingPoint, Capgemini, Atos, Open, SMLB, Crayon, ainsi qu\u0027\u00e0 Beno\u00eet Kirchmeyer et Reza. \u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003ETrois id\u00e9es fortes : le Cloud n\u0027est pas un choix binaire mais une trajectoire souvent hybride ; la souverainet\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 ne sont plus des freins insurmontables ; et enfin vous n\u0027\u00eates pas seuls, les march\u00e9s UGAP sont con\u00e7us pour vous offrir un cadre s\u00e9curis\u00e9 de bout en bout.\u003Cbr \/\u003E\n Le replay sera disponible sur le site de l\u0027UGAP. Excellente journ\u00e9e \u00e0 tous et \u00e0 bient\u00f4t.\u003C\/p\u003E\n\n    \n\n\n\n  \n\n\n  \u003C\/details\u003E\n      \u003C\/div\u003E\n\n      \u003C\/div\u003E\n\u003C\/section\u003E\n","dialogOptions":{"dialogClass":"opn-custom-modal-wrapper","width":"50%","closeText":"Fermer","modal":true,"title":"","classes":{"ui-dialog":"opn-custom-modal-wrapper"}}}]