[{"command":"settings","settings":{"pluralDelimiter":"\u0003","suppressDeprecationErrors":true,"ajaxPageState":{"libraries":"eJzLL0jNi0_KyU_Ojs_NT0nM0c8HCuiCBXTBAro5mUlFiUWVAFJtD_4","theme":"open_theme","theme_token":null},"ajaxTrustedUrl":[],"openModal":{"titleId":"opn-modal-title"},"user":{"uid":0,"permissionsHash":"4ce75e09bb32af0d486cf6a9146d7d94d64135625abbb351edff805078a47c67"}},"merge":true},{"command":"add_css","data":[{"rel":"stylesheet","media":"all","href":"\/sites\/default\/files\/css\/css_upqMR8pm6B1YoMWhN5WMzAfrAkOt_tj9xnGv76nl4Ps.css?delta=0\u0026language=fr\u0026theme=open_theme\u0026include=eJxLzi9K1U8pKi1IzNFLzEqs0ElGEkjJTMzJTwcA8A8NXQ"},{"rel":"stylesheet","media":"all","href":"\/sites\/default\/files\/css\/css__CwdRQc2BoGzOkUac0LXHykTRUXXFCQrIg4pyCkR5Zc.css?delta=1\u0026language=fr\u0026theme=open_theme\u0026include=eJxLzi9K1U8pKi1IzNFLzEqs0ElGEkjJTMzJTwcA8A8NXQ"}]},{"command":"add_js","selector":"body","data":[{"src":"\/sites\/default\/files\/js\/js_rAMus9XbdssolZiLHY8M1KsiysZOp7sW8k2zt9ECOnA.js?scope=footer\u0026delta=0\u0026language=fr\u0026theme=open_theme\u0026include=eJzLL0jNi0_KyU_Ojs_NT0nM0c8HCuiCBXTBAro5mUlFiUWVAFJtD_4"}]},{"command":"openDialog","selector":"#drupal-modal","settings":null,"data":"\n\n\u003Csection class=\u0022opn-modal\u0022\u003E\n  \u003Cdiv class=\u0022opn-modal__content\u0022\u003E\n          \n\n\n\n\n\n  \u003Ch2\n     id=\u0022opn-modal-title\u0022     class=\u0022visually-hidden opn-title opn-title--h2\u0022\n      \u003E\n    Conversation Pierre Mounier-Khun\n  \u003C\/h2\u003E\n              \n\n  \u003Cdiv class=\u0022opn-paragraph-img\u0022\u003E\n    \n\n\n\n\n\n\n  \n\n\n      \u003Cdiv class=\u0022opn-video opn-video__youtube-player youtube_player\u0022\n         videoID=\u0022BOK1M50QJWI\u0022\n         height=\u0022100%\u0022\n         width=\u0022100%\u0022\n    \u003E\u003C\/div\u003E\n  \n\n          \n  \u003Cdetails class=\u0022opn-details\u0022\u003E\n    \u003Csummary class=\u0022opn-details__summary\u0022 tabindex=\u00220\u0022\u003ELire la transcription\u003C\/summary\u003E\n    \u003Cp\u003E\u00c0 propos, c\u0027est une s\u00e9rie de conversations libres et expertes sur des sujets d\u0027actualit\u00e9 de notre secteur professionnel. Le th\u00e8me choisi pour cette premi\u00e8re s\u00e9rie portera sur la r\u00e9volution que provoque l\u0027\u00e9mergence de l\u0027IA g\u00e9n\u00e9rative, sous l\u0027angle : la fracture IA est-elle in\u00e9vitable ?\u003Cbr \/\u003E\nCe que je d\u00e9signe ici par la fracture IA, c\u0027est l\u0027\u00e9cart a priori irr\u00e9ductible entre les individus, les organisations ou m\u00eame les territoires qui auraient acc\u00e8s \u00e0 ces technologies, et ceux qui en seraient \u00e9loign\u00e9s, voire exclus. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne qu\u0027on a d\u00e9j\u00e0 constat\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment avec l\u0027av\u00e8nement du num\u00e9rique.\u003Cbr \/\u003E\nDans cette premi\u00e8re conversation, j\u0027ai le plaisir d\u0027accueillir Pierre-\u00c9ric Mounier, historien, chercheur au CNRS, pour aborder le sujet de l\u0027IA et de la fracture IA dans sa dimension g\u00e9n\u00e9rale.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EEn effet, je suis historien de formation litt\u00e9raire, j\u0027ai fait du grec et du latin, mais je me suis toujours int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 l\u0027histoire des sciences et des techniques que j\u0027enseigne maintenant \u00e0 CentraleSup\u00e9lec. J\u0027ai fait ma th\u00e8se sur l\u0027histoire de l\u0027informatique et sur les premi\u00e8res politiques gouvernementales qu\u0027on peut appeler aujourd\u0027hui de souverainet\u00e9 num\u00e9rique, mais qui remonte d\u00e9j\u00e0 aux ann\u00e9es 1960.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003ELa premi\u00e8re question me br\u00fble les l\u00e8vres, mais avant j\u0027ai envie de savoir si vous pensez qu\u0027on a correctement pos\u00e9 notre sujet, cette fracture IA in\u00e9vitable. Est-ce qu\u0027on a d\u00e9j\u00e0 des premiers \u00e9l\u00e9ments d\u0027analyse, chiffr\u00e9s ou pas, sur lesquels s\u0027appuyer pour r\u00e9fl\u00e9chir ?\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EVotre introduction \u00e9tait tr\u00e8s ouverte, tr\u00e8s open, bien s\u00fbr, donc on peut rebondir dessus. Il n\u0027y a pas de d\u00e9finition acad\u00e9mique de l\u0027intelligence artificielle, il y en a plusieurs.\u003Cbr \/\u003E\nLa premi\u00e8re remonte \u00e0 l\u0027invention m\u00eame de l\u0027ordinateur, et \u00e0 l\u0027article d\u0027Alan Turing dans Mind, la revue de psychologie. L\u0027intelligence artificielle consiste \u00e0 faire imiter par des machines \u00e9lectroniques le comportement humain et les facult\u00e9s humaines, typiquement pour aboutir \u00e0 une t\u00e2che \u2014 comme par exemple simuler une conversation.\u003Cbr \/\u003E\nUne deuxi\u00e8me d\u00e9finition : l\u0027intelligence artificielle vise \u00e0 faire faire \u00e0 des ordinateurs autre chose que du calcul num\u00e9rique. On s\u0027est lanc\u00e9 dans de la traduction automatique, dans de la reconnaissance de formes, et c\u00e6tera, des techniques de simulation de raisonnement. On en est toujours l\u00e0 : essayer de faire des choses qui ne sont pas de la logique pure ou des math\u00e9matiques.\u003Cbr \/\u003E\nUne troisi\u00e8me d\u00e9finition, qui est un peu personnelle et que j\u0027affectionne : c\u0027est que l\u0027informatique a pour horizon permanent l\u0027intelligence artificielle. L\u0027intelligence artificielle, c\u0027est l\u0027horizon qui n\u0027arr\u00eate pas de reculer \u00e0 mesure que l\u0027informatique progresse. Ce sont les jalons que nous passons au fur et \u00e0 mesure, qui repoussent toujours un tout petit peu le champ des possibles.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EEst-ce que \u00e7a constitue pour vous un \u00e9l\u00e9ment d\u0027inqui\u00e9tude, un \u00e9l\u00e9ment de progr\u00e8s ? Vous allez me dire s\u00fbrement que progr\u00e8s et inqui\u00e9tude vont souvent de pair. Et est-ce que vous consid\u00e9rez que, pour \u00eatre dans notre question, c\u0027est \u00e0 la port\u00e9e de tous ?\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003ED\u00e9j\u00e0, c\u0027est pas un champ des possibles qu\u0027on n\u0027imaginait pas. C\u0027est au contraire \u2014 si vous me permettez \u2014 un champ des possibles qu\u0027on a toujours imagin\u00e9, bien avant que ce soit possible. En fait, c\u0027est un r\u00eave qu\u0027on commence \u00e0 toucher, on s\u0027approche, on fr\u00f4le le r\u00eave de fabriquer des andro\u00efdes.\u003Cbr \/\u003E\nIl remonte \u00e0 tr\u00e8s loin, \u00e0 l\u0027Antiquit\u00e9 bien s\u00fbr. Mais dans la litt\u00e9rature, vous avez la l\u00e9gende du Marchand de sable, par Hoffmann, dans les Contes d\u0027Hoffmann, au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, qui d\u00e9crit un andro\u00efde cr\u00e9\u00e9 par un savant dont le voisin tombe amoureux. Vous avez la m\u00eame chose qui est r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 partir de 1950 : les grandes machines \u00e9lectroniques, les ordinateurs, permettent de passer du stade d\u0027id\u00e9e au stade de projet, et donc on a ces projets qui commencent \u00e0 s\u0027appeler intelligence artificielle.\u003Cbr \/\u003E\nLe premier chatbot, c\u0027est Eliza, en 1966. L\u0027inventeur, le d\u00e9veloppeur d\u0027Eliza, Joseph Weizenbaum, \u00e9tait tr\u00e8s inquiet de voir que rapidement, les gens sur lesquels il testait Eliza commen\u00e7aient \u00e0 projeter des sentiments, alors qu\u0027il leur avait bien dit : attention, c\u0027est un ordinateur, c\u0027est un robot, c\u0027est une machine. Et les gens ne pouvaient pas s\u0027emp\u00eacher de leur pr\u00eater des sentiments.\u003Cbr \/\u003E\nDonc, si je vous suis, ce que vous voulez nous dire peut-\u00eatre indirectement, c\u0027est que finalement nos mentalit\u00e9s sont pr\u00eates \u00e0 cette \u00e9mergence de l\u0027IA g\u00e9n\u00e9rative, qui devient quelqu\u0027un de proche de nous, puisqu\u0027on peut lui parler, il nous r\u00e9pond avec une puissance et une connaissance qu\u0027on consid\u00e8re comme infinie. Donc, ce que vous voulez dire, c\u0027est que depuis plusieurs si\u00e8cles nous serions pr\u00eats, et donc nous sommes capables d\u0027accueillir ce progr\u00e8s ?\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EJe vais \u00eatre provocant sans difficult\u00e9 : non. C\u0027est pensable, c\u0027est pas pour \u00e7a que c\u0027est acceptable. Les gens ont pu l\u0027envisager, et l\u00e0 \u00e7a d\u00e9pend totalement des diff\u00e9rences de psychologie de chacun, ou des milieux. Vous avez des gens pour qui c\u0027est pensable et souhaitable, vous avez des gens pour qui c\u0027est pensable et redoutable, et vous avez toutes les nuances d\u0027opinion entre les deux.\u003Cbr \/\u003E\nEn 1948, un grand \u00e9crivain fran\u00e7ais, Bernanos, qui \u00e9tait un chr\u00e9tien antifasciste, a \u00e9crit un livre qui s\u0027appelle La France contre les robots. Ce livre ne signifie pas du tout que la France est contre les robots et l\u0027automation. Il disait : le vrai probl\u00e8me, c\u0027est pas tellement qu\u0027un jour les robots seront capables d\u0027imiter le comportement humain ; ce qui est vraiment grave, c\u0027est qu\u0027il y a tant d\u0027humains qui se comportent comme des robots. C\u0027est contre \u00e7a qu\u0027il met en garde.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EPour aller toujours dans le sens de notre question, de cette fracture IA, est-ce que vous avez finalement pas plus peur que \u00e7a de ce progr\u00e8s que l\u0027IA g\u00e9n\u00e9rative nous propose aujourd\u0027hui, et qui se projette avec encore plus de capacit\u00e9 ? Et dans ce cas-l\u00e0, est-ce qu\u0027il y a des comportements collectifs, individuels, soci\u00e9taux qu\u0027il faudrait prendre, ou au contraire \u00e9viter ?\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EBeaucoup de gens craignent la prise de pouvoir de la machine sur l\u0027homme, pour r\u00e9sumer. Et \u00e7a fait l\u0027objet non seulement de romans de science-fiction et de films comme Alphaville ou 2001 : L\u0027Odyss\u00e9e de l\u0027espace. 2001 : L\u0027Odyss\u00e9e de l\u0027espace, c\u0027est quand m\u00eame la grande mise en sc\u00e8ne \u2014 que le monde entier a vue \u2014 d\u0027humains qui sont embarqu\u00e9s dans un vaisseau spatial contr\u00f4l\u00e9 par un ordinateur qui devient psychopathe. C\u0027est quand m\u00eame le cauchemar des cauchemars. C\u0027est une m\u00e9taphore de l\u0027\u00e9volution de la civilisation, de l\u0027humanit\u00e9 et de la technique.\u003Cbr \/\u003E\n\u00c7a a contribu\u00e9 \u00e0 \u00e9veiller pas mal de conscience. Ce qui fait que dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 des ann\u00e9es 1990, avec l\u0027av\u00e8nement d\u0027Internet et le red\u00e9marrage de nouvelles recherches, et surtout dans les ann\u00e9es 2000, des scientifiques comme Stephen Hawking et d\u0027autres, et des hommes d\u0027affaires y compris Bill Gates, ont commenc\u00e9 \u00e0 lancer des cris d\u0027alerte contre le danger de la prise de contr\u00f4le par la machine, par l\u0027informatique, par l\u0027IA, de l\u0027humanit\u00e9 et de son destin.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EAlors, pour conclure : on doit craindre une fracture IA, ou on doit craindre autre chose que \u00e7a ?\u003Cbr \/\u003E\nAutant je suis mod\u00e9r\u00e9 quand je parle d\u0027un certain nombre de sujets, autant l\u00e0 je vous r\u00e9ponds carr\u00e9ment oui. Parce que la fracture, quel que soit l\u0027adjectif, est inh\u00e9rente au progr\u00e8s technique. \u00c0 partir du moment o\u00f9 des gens r\u00e9alisent un progr\u00e8s et que quelques utilisateurs innovateurs l\u0027adoptent tout de suite, ils montent dans le train \u2014 parfois ce sont eux-m\u00eames qui ont con\u00e7u le train et qui conduisent. Et puis il y a d\u0027autres gens qui restent sur le quai ou qui le regardent passer.\u003Cbr \/\u003E\nEt \u00e7a, c\u0027est vrai depuis le n\u00e9olithique. Depuis qu\u0027on a invent\u00e9 l\u0027agriculture et que quelques civilisations se sont cr\u00e9\u00e9es avec, pour la premi\u00e8re fois, des millions d\u0027habitants dans des empires qui laissaient de c\u00f4t\u00e9 des chasseurs-cueilleurs. On peut aller comme \u00e7a jusqu\u0027\u00e0 la r\u00e9volution industrielle : le pays qui a initi\u00e9 la r\u00e9volution industrielle, qui a pris de l\u0027avance avec la machine \u00e0 vapeur et les nouvelles technologies, est devenu le ma\u00eetre du monde, parce que les autres \u00e9taient largu\u00e9s.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EPourtant, on pourrait se dire qu\u0027avec une proposition comme celle de ChatGPT, l\u0027IA est \u00e0 la port\u00e9e de tous.\u003Cbr \/\u003E\nOui, sauf que l\u00e0 vous avez ce qu\u0027on a appel\u00e9 depuis les ann\u00e9es 1990 la fracture num\u00e9rique, le digital divide, qui peut se d\u00e9finir de plusieurs fa\u00e7ons. D\u0027abord, c\u0027est le probl\u00e8me de l\u0027in\u00e9gal acc\u00e8s mat\u00e9riel aux ordinateurs et aux syst\u00e8mes informatiques, au r\u00e9seau. Ensuite, c\u0027est le probl\u00e8me de l\u0027in\u00e9gale capacit\u00e9 \u00e0 utiliser ces machines, m\u00eame si on y a acc\u00e8s, puisqu\u0027on n\u0027a pas l\u0027\u00e9ducation. Et puis vous avez des entrem\u00ealements, parce qu\u0027en France \u2014 pays relativement avanc\u00e9 et industrialis\u00e9 \u2014 vous avez d\u0027\u00e9normes zones blanches de l\u0027Internet et du wifi.\u003Cbr \/\u003E\nCe que je vous dis, c\u0027est que la vulgarisation existe quand m\u00eame. Donc, pour moi, c\u0027\u00e9tait une tr\u00e8s bonne nouvelle pour \u00e9viter justement une fracture imm\u00e9diate et profonde. La vulgarisation permet quand m\u00eame un acc\u00e8s. Pour autant, elle ne sera quand m\u00eame pas compl\u00e8tement \u00e9gale.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EL\u0027autre \u00e9l\u00e9ment qui nous soucie pour traiter ce point, c\u0027est celui de la rapidit\u00e9 d\u0027adoption. La rapidit\u00e9 de propagation d\u0027une nouvelle technologie \u2014 est-ce que vous pensez pas qu\u0027avec la rapidit\u00e9 actuelle, sur une population aujourd\u0027hui plut\u00f4t pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 cela, on n\u0027aura pas la capacit\u00e9, pour les \u00c9tats, pour ceux qui vont r\u00e9guler les choses, de se pr\u00e9parer pour permettre d\u0027embarquer le plus de monde possible ?\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003ELes \u00c9tats, les grandes organisations ont toujours un temps de retard. C\u0027est l\u0027innovateur qui m\u00e8ne la danse dans ces cas-l\u00e0. Mais c\u0027est \u00e0 l\u0027\u00c9tat, s\u0027il le veut, s\u0027il le souhaite, de reprendre le contr\u00f4le. Si on veut faire un humanisme num\u00e9rique, il faut que l\u0027humain garde le contr\u00f4le de la technique. Donc c\u0027est un probl\u00e8me politique.\u003Cbr \/\u003E\nEt \u00e7a a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien montr\u00e9, par exemple, dans les difficult\u00e9s qu\u0027a rencontr\u00e9es Facebook il y a une huitaine d\u0027ann\u00e9es. \u00c0 la suite de la campagne pr\u00e9sidentielle am\u00e9ricaine, Facebook a \u00e9t\u00e9 en butte \u00e0 des critiques d\u0027ailleurs un peu contradictoires : on lui reprochait \u00e0 la fois d\u0027\u00eatre trop laxiste vis-\u00e0-vis de certains contenus, et de pratiquer au contraire une censure excessive. Et Facebook a estim\u00e9 que ce n\u0027\u00e9tait pas le r\u00f4le d\u0027une entreprise priv\u00e9e d\u0027imposer des principes \u00e9thiques ou des filtres politiques au contenu, et s\u0027est tourn\u00e9 vers les pouvoirs publics.\u003Cbr \/\u003E\nLa conclusion, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 : il faut cr\u00e9er un conseil de surveillance ind\u00e9pendant qui imposera ou sugg\u00e9rera des principes, en fonction des grands principes des droits de l\u0027homme, pour trouver un compromis entre les diff\u00e9rentes contraintes que sont la sauvegarde de la vie priv\u00e9e, la s\u00e9curit\u00e9, la libert\u00e9 d\u0027expression et l\u0027\u00e9galit\u00e9 d\u0027acc\u00e8s.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003ETr\u00e8s bien. Je crois qu\u0027on a fait un premier tour de cette question, qui restera un champ d\u0027investigation toujours vivant, parce qu\u0027il est tr\u00e8s dynamique. On n\u0027aura pas une r\u00e9ponse directe, parce que je pense qu\u0027il n\u0027y en a pas pour l\u0027instant sur cette fameuse in\u00e9vitabilit\u00e9 d\u0027une fracture. En tout cas, on a eu une premi\u00e8re impression, avec l\u0027exp\u00e9rience et le recul d\u0027un historien des sciences. Merci beaucoup.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EMusique de fin.\u003C\/p\u003E\n\n    \n\n\n\n  \n\n\n  \u003C\/details\u003E\n      \u003C\/div\u003E\n\n      \u003C\/div\u003E\n\u003C\/section\u003E\n","dialogOptions":{"dialogClass":"opn-custom-modal-wrapper","width":"50%","closeText":"Fermer","modal":true,"title":"","classes":{"ui-dialog":"opn-custom-modal-wrapper"}}}]