Echos de collaboratrices

FOUZIA NEHARI
Cheffe de projet à Aix-en-Provence
 

As-tu toujours été passionnée / attirée par la tech ?

Je n’étais pas destinée à évoluer dans la tech ! À l’origine, j’étais experte en administration des ventes dans un grand groupe de communication. Lors d’un projet de refonte d’outil, mon expertise métier m’a amenée à travailler sur la gestion de projet. C’est comme ça que j’ai découvert la tech et que j’y ai trouvé ma place.

Peux-tu nous décrire ton parcours ?

J’ai découvert un univers qui m’a tout de suite passionnée, parce qu’il mêlait plusieurs dimensions : comprendre les besoins, aller à la rencontre des métiers, améliorer les process et accompagner les équipes dans le changement. J’ai vite réalisé que ce qui m’animait, c’était cette approche transverse, où il faut à la fois écouter, simplifier et expliquer pour embarquer tout le monde dans la transformation.

Très rapidement, j’ai aussi découvert l’intensité du rythme projet : travailler avec des enjeux de time-to-market, avancer en mode agile, gérer des sprints et prendre des décisions rapides avec un impact concret sur le business. Avec plusieurs milliers d’utilisateurs en interne et de clients concernés, j’ai pris conscience de la responsabilité que cela impliquait. Cette adrénaline, combinée à l’engagement et à l’impact des décisions, a été un vrai moteur pour moi.

A la fin du projet, il était clair pour moi que je ne voulais pas revenir à mon poste initial. J’ai souhaité poursuivre dans la gestion de projet, et au même moment, une réorganisation a créé de nouvelles opportunités dans ce domaine. C’est comme ça que mon parcours a vraiment pris cette direction et que j’ai évolué dans cet environnement pendant 17 ans.

Quel est ton métier aujourd'hui ?

Aujourd’hui, je suis cheffe de projet senior sur des projets de transformation d’outils chez nos clients. Mon rôle consiste à piloter les équipes projet qu'elles soient techniques ou fonctionnelles, internes ou externes au client, pour délivrer des outils qui correspondent aux besoins, dans le respect des délais, des budgets et de la qualité attendue. 

Ce que j’apprécie particulièrement dans ce métier, c’est sa dimension transverse : il faut comprendre les enjeux, coordonner les différents acteurs et s’assurer que les solutions mises en place répondent à des besoins concrets. C’est un rôle qui demande à la fois de l’écoute, de l’organisation et une vraie capacité à embarquer les équipes dans la transformation.
Fouzia Nehari Cheffe de projet senior - Aix-en-Provence

As-tu rencontré des challenges particuliers en tant que femme ?

Oui, forcément. J’évolue dans un environnement historiquement très masculin, et c’était encore plus marqué il y a 20 ans. L’un des principaux challenges a été de trouver ma place : être entendue, faire porter ma voix, affirmer ma légitimité et me faire respecter dans des contextes où cela n’allait pas toujours de soi.

Avec le temps, j’ai appris à ajuster ma posture, à poser des limites et à trouver le bon équilibre entre fermeté et écoute. J’ai compris que lorsqu’on est alignée et juste dans sa posture, le respect s’installe plus naturellement. On m’a souvent parlé de mon « autorité naturelle », mais cela s’est aussi construit avec l’expérience.

Même si les mentalités évoluent et que les choses avancent, je pense que cet équilibre reste encore fragile. Il y a de vrais progrès, mais la place des femmes dans la tech reste un sujet qui demande du temps, de la vigilance et de la continuité.
Fouzia Nehari Cheffe de projet senior - Aix-en-Provence

Quel constat fais-tu sur le monde de la tech en termes de parité ?

Quand je suis arrivée dans la gestion de projet, la présence des femmes dans la tech était encore très limitée. À l’époque, il était rare, voire inexistant, de voir des femmes sur certains métiers techniques comme le développement. Aujourd’hui, les choses évoluent et il y a davantage de femmes, ce qui est rassurant et encourageant.

Mais la parité est encore loin d’être atteinte. La tech reste un environnement majoritairement masculin, et certains préjugés persistent encore. Ils peuvent freiner l’intérêt ou la projection de certaines femmes dans ces métiers. Il y a donc de vrais progrès, mais aussi encore beaucoup de chemin à parcourir pour rendre cet univers plus représentatif et plus accessible.

Quelles seraient selon toi les initiatives à mettre en place pour attirer plus de femmes ?

Je pense qu’il faut d’abord changer le discours, dès le plus jeune âge. Il est essentiel d’encourager les filles autant que les garçons, pas seulement sur les choix de carrière, mais aussi sur la prise de risques, l’audace et la confiance en leur capacité à évoluer dans ces environnements.

La tech reste encore un univers parfois méconnu ou perçu comme trop abstrait. Il est donc important de mieux faire découvrir ces métiers, de créer davantage de passerelles entre l’école et l’entreprise, et de permettre aux jeunes de se projeter concrètement. L’alternance ou l’apprentissage jouent un rôle clé, car ils permettent de confronter la théorie à la réalité du terrain, d’échanger avec des experts et de mieux comprendre les opportunités qu’offre ce secteur.

Je pense aussi qu’il faut davantage valoriser des compétences comme la communication, la collaboration ou l’accompagnement, qui sont au cœur de nombreux métiers de la tech mais encore trop peu mises en avant. Enfin, la solidarité entre pairs me semble essentielle. J’ai souvent observé des échanges naturels de conseils, de retours d’expérience et de bonnes pratiques entre hommes. Développer davantage ces dynamiques de soutien et de transmission entre femmes peut aussi contribuer à renforcer la confiance et donner envie à plus d’entre elles de se lancer.

Comment te sens-tu chez Open aujourd'hui ?

Je me sens très bien chez Open. Ce qui a été essentiel pour moi, c’était de retrouver un environnement basé sur l’échange, l’écoute et la confiance. J’y ai toujours trouvé de l’accompagnement, que ce soit sur mon métier ou sur mon évolution, et je sais que c’est précieux.

Ce que j’apprécie particulièrement, c’est la dimension humaine, aussi bien dans les relations avec le management qu’avec mes pairs. 

Ici, on peut oser s’exprimer, poser des questions, partager ses doutes ou ses difficultés sans crainte. Cette qualité d’écoute et cette bienveillance ont beaucoup compté dans mon choix de rejoindre Open, et aujourd’hui encore, je retrouve pleinement ce qui m’avait attirée au départ : ce n’était pas seulement un discours, c’est une réalité au quotidien.
Fouzia Nehari Cheffe de projet senior - Aix-en-Provence

L’environnement de travail chez Open est-il favorable à l’épanouissement des femmes ?

Oui, je pense que c’est un point fort. Chez Open, l’inclusion est quelque chose de très concret. Au quotidien, notamment en réunion ou dans les échanges de travail, je ressens une vraie égalité dans la prise de parole et dans la considération accordée à chacun, indépendamment du genre.

Ce qui est important, c’est que cela va au-delà du discours. C’est quelque chose de tangible, que l’on ressent dans les interactions et dans la culture de l’entreprise. Cet environnement favorise la confiance, l’expression et permet, selon moi, à chacun — et en particulier aux femmes dans un secteur encore très masculin — de trouver plus facilement sa place et de s’épanouir.

Contenus similaires