Découvrez la vision d'Anne Hautin dans la tribune.
Décryptage en 4 points.
- La qualité comme pilier de gouvernance IT
Le coût de la non-qualité grimpe avec la complexité des architectures distribuées et des exigences réglementaires. Corriger en production coûte toujours plus cher qu'anticiper dès la conception. C'est l'enjeu du Shift Left : intégrer la qualité au cœur des pratiques DevSecOps et des projets data. Dans la santé, la protection sociale ou le service public, tester revient aussi à garantir la continuité des droits et l'accès aux services.
- L'IA redéfinit la nature du test
Il ne s'agit plus seulement de vérifier qu'un code fonctionne, mais d'évaluer le comportement d'un système : biais, robustesse, cas limites, cohérence des réponses. La qualité des données devient un prérequis de confiance. Garantir des systèmes fiables, explicables et auditables s'impose alors comme une exigence à la fois opérationnelle, éthique et stratégique.
- Un levier de compétitivité et de souveraineté
Les métiers de la qualité évoluent vite : automatisation, IA appliquée aux tests, Data Quality, observabilité. La performance ne se mesure plus seulement à la seule vitesse de livraison, mais à la capacité d'industrialiser des systèmes robustes, un enjeu de compétitivité et de souveraineté numérique.
- La confiance numérique, nouveau KPI
Le testing ne peut plus être une variable d'ajustement budgétaire. Dans un monde piloté par l'IA, la data et l'automatisation, la vraie performance sera la capacité à garantir des systèmes fiables et responsables. La confiance numérique s'impose donc comme l'un des premiers indicateurs de performance.
Les entreprises investissent massivement dans l’IA, la data et l’automatisation, mais sous-estiment encore trop souvent un levier essentiel de performance et de confiance : la qualité logicielle.