La souveraineté numérique ne se décrète pas : elle se construit dans la durée

Au Salon Souveraineté Numérique 2026, Didier DEKENUYDT, livre à IT Social  sa lecture d'une souveraineté qui se construit méthode en main : en partant des données et des usages, pas d'un produit.

Il revient notamment sur la manière dont Open accompagne les DSI dans leur reprise de contrôle de leurs données, sans opposer souveraineté et innovation.

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Interview réalisée lors du Salon Souveraineté Numérique 2026. Didier DEKEYNUYDT, Directeur commercial, est face caméra.

Open, c'est une entreprise de services du numérique, agentique et AI First, industriel de l'innovation. Nous comptons plus de 4 000 collaborateurs et plus de 400 millions d'euros de chiffre d'affaires, avec 16 implantations dont 14 en France. Notre métier, c'est d'accompagner les acteurs privés comme publics à chaque étape de leur transformation digitale, avec une ambition : leur compétitivité. Tout ça en œuvrant pour la souveraineté et la sobriété numérique. Notre ADN, c'est mettre l'innovation à l'échelle avec une vraie excellence industrielle, pour une performance durable.

Les questions de nos clients, c'est : comment réduire la dépendance, comment se conformer à un cadre réglementaire, ou supprimer l'exposition aux lois extraterritoriales pour les données critiques ? Tout commence par un diagnostic, jamais par une technologie. On analyse le système d'information : où sont les données ? On-prem, dans le cloud, sur quelle plateforme ? Quels composants sont critiques ? Quels services sont soumis aux lois extraterritoriales comme le Cloud Act ? Tel service doit-il nécessairement être hébergé chez un hyperscaler ?

Vient ensuite la mise en œuvre, sur les briques les plus sensibles : les identités — savoir qui accède à quoi ; les outils collaboratifs, là où circulent les données critiques ; les outils métiers comme le CRM ; puis l'atelier de développement logiciel — là, c'est notre cœur de métier. Tout ça s'appuie sur un écosystème de partenaires français — OVHcloud, Scaleway, Bleu, Outscale, S3ns — avec un principe : la réversibilité. Parce qu'on ne remplace jamais une dépendance par une autre.

Côté ROI, on ne parle pas seulement de coût : on parle aussi de réduction du risque juridique, de maîtrise des hausses tarifaires et de reprise de contrôle. Sur la satisfaction client, ce qu'on peut déjà dire, c'est qu'on accompagne dans la durée. Certains clients nous font confiance depuis plus de 25 ans, et sur un sujet comme la souveraineté, qui se construit dans le temps, cette continuité est essentielle. C'est pour ça qu'on a beaucoup de clients dans le secteur public, mais aussi dans le privé, puisqu'on accompagne plus de la moitié des entreprises du CAC 40.

Nos forces reposent sur quatre points : une maîtrise de bout en bout — nous sommes un acteur français indépendant ; une offre complète et opérationnelle ; une IA souveraine industrialisée, déjà éprouvée ; et des partenariats forts avec des acteurs souverains, tech et cloud.

Enfin, soyons lucides, il y a aussi des idées reçues. On entend beaucoup que « le souverain, c'est moins performant ». Les choses bougent très vite et l'écart se réduit de mois en mois ; pour la grande majorité des services, l'équivalent souverain existe déjà, y compris en IA avec des GPU de pointe qualifiés SecNumCloud. On entend aussi que « le souverain, c'est plus cher » : à court terme peut-être, mais pas si on compte les hausses imposées et l'enfermement technologique ; la maîtrise est synonyme de protection économique. On entend enfin qu'« avec du souverain, on se coupe de l'innovation ». C'est faux. Regardez Open : on est AI First, sur un socle contrôlé et sécurisé. Donc l'innovation est accessible.

Souveraineté : trois idées reçues, trois réponses

Les objections les plus fréquentes des directions IT et ce que Didier DEKENUYDT leur oppose.

« Le souverain, c'est moins performant. »
L'écart se réduit de mois en mois. Pour la grande majorité des services utilisés, l'équivalent souverain existe déjà, y compris en IA, avec des GPU de pointe qualifiés SecNumCloud.

« Le souverain, c'est plus cher. »
À court terme, peut-être. Mais pas si l'on intègre les hausses tarifaires imposées et l'enfermement technologique. La maîtrise est synonyme de protection économique.

« Avec du souverain, on se coupe de l'innovation. »
C'est faux. Open est une entreprise AI First, sur un socle contrôlé et sécurisé : l'innovation reste pleinement accessible.

Partir du diagnostic, pas de la technologie

Deux étapes clefs :

  • Cartographier l'exposition réelle

    Avant tout choix, il faut analyser le SI : Où sont les données ? On-premise, cloud, et sur quelle plateforme ? Quels composants sont critiques ? Quels services sont soumis aux lois extraterritoriales ? Ce service doit-il vraiment être hébergé chez un hyperscaler ?

  • Agir sur les briques sensibles

    Le déploiement doit suivre les points de circulation des données critiques : les identités et notamment savoir qui accède à quoi, les outils collaboratifs, les outils métiers, comme le CRM, ...

Le tout s'appuie sur un écosystème de partenaires français, dont OVHcloud, Scaleway, Bleu, Outscale, S3ns... autour d'un principe qui structure toute la démarche : la réversibilité. 

Parce qu'on ne remplace jamais une dépendance par une autre

Côté ROI, on ne parle pas seulement de coût : on parle aussi de réduction du risque juridique, de maîtrise des hausses tarifaires et de reprise de contrôle.
Didier DEKENUYDT Directeur commercial, cellule centrale

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